
La location touristique au Cap-Vert est de plus en plus considérée comme une opportunité commerciale attrayante, en particulier pour les entreprises qui souhaitent exploiter le secteur touristique en pleine croissance. Avec l'entrée en vigueur de la Décret-loi n° 56/2024, Conformément à l'article 8 de la Constitution de la République du Cap-Vert, datée du 13 novembre, le gouvernement cap-verdien a établi un cadre juridique solide pour réglementer l'hébergement local, y compris les villas, les appartements et les chambres destinés à la location à court terme, souvent promus par le biais de plateformes numériques telles que Airbnb et Booking. Cette législation vise à formaliser le secteur, à lutter contre l'informalité et à garantir une concurrence loyale, en protégeant à la fois les opérateurs et les consommateurs.
La nouvelle loi exige que toutes les propriétés destinées à la location touristique soient dûment autorisées et interdit expressément l'exploitation non autorisée. En outre, elle introduit des limites spécifiques, telles qu'une période maximale de 90 jours consécutifs par séjour, et exclut les propriétés qui relèvent des développements touristiques traditionnels. Pour opérer légalement, il est obligatoire de s'enregistrer en ligne auprès des autorités compétentes et de procéder à une inspection préalable afin d'obtenir la licence définitive. Plus de détails sur cette réglementation sont disponibles à l'adresse suivante Site officiel du gouvernement du Cap-Vert.
D'un point de vue fiscal, les locations de vacances sont soumises à un régime fiscal spécifique, qui comprend le paiement de taxes telles que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA). Impôt sur le revenu des sociétés (IRPC) et Impôt foncier (IPI), récemment réglementé par la Loi n° 55/X/2025. Ces obligations fiscales s'appliquent aux entreprises et aux personnes physiques qui exercent ce type d'activité. L'obligation de soumettre les déclarations fiscales par voie électronique, par l'intermédiaire de portails accrédités par les autorités fiscales portugaises. Direction générale des contributions et des impôts, L'adoption de la directive sur la fiscalité des entreprises renforce la modernisation et la transparence dans l'accomplissement des obligations fiscales.
Ce cadre juridique et fiscal intervient à un moment de forte expansion du tourisme au Cap-Vert, qui a enregistré plus de 1,17 million de touristes en 2024 et se rapproche de l'objectif de 1,2 million d'ici 2026. La réglementation de l'hébergement local favorise non seulement la qualité et la diversification de l'offre touristique, mais encourage également la participation des petits investisseurs et des entreprises du secteur, contribuant ainsi au développement économique durable du pays.
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Pour exploiter un hébergement touristique au Cap-Vert, il est obligatoire d'obtenir une licence, conformément au décret-loi 56/2024 du 13 novembre. Ce texte législatif stipule que tous les biens destinés à la location à court terme, tels que les villas, les appartements et les chambres, doivent être enregistrés auprès de la municipalité. Ce processus vise à garantir le respect de la réglementation nationale en matière de tourisme et à lutter contre l'informalité dans le secteur.
Les étapes essentielles pour l'obtention d'une licence sont les suivantes :
La législation capverdienne exige que les opérateurs d'hébergement touristique remplissent leurs obligations fiscales, y compris le paiement des taxes et l'émission de factures. Le décret-loi 56/2024 a introduit des mesures spécifiques pour formaliser le secteur, notamment :
La nouvelle législation réglemente également l'utilisation de plateformes numériques telles que Airbnb et Booking pour promouvoir l'hébergement touristique. Les opérateurs sont tenus de :
Le décret-loi 56/2024 introduit des exigences strictes pour garantir la qualité et la sécurité des hébergements touristiques. Il s'agit notamment de
Le non-respect des réglementations légales peut entraîner des sanctions importantes, notamment
Ce cadre juridique et fiscal reflète l'engagement du Cap-Vert à promouvoir un secteur touristique durable et compétitif, en garantissant la protection des consommateurs et la formalisation des activités économiques (Forbes Afrique lusophone).
Les entreprises opérant dans le secteur de l'hébergement touristique au Cap-Vert sont soumises à la loi sur l'hébergement touristique. Impôt unique sur le revenu (IUR), Cet impôt est prélevé sur les bénéfices provenant d'activités commerciales. Cet impôt varie en fonction de la structure juridique de l'entreprise et du volume des recettes annuelles. Les grandes entreprises, telles que les sociétés à responsabilité limitée, sont imposées sur la base de tranches progressives, tandis que les micro-entreprises et les petites entreprises peuvent opter pour le régime de l'impôt sur le revenu. Régime fiscal spécial unifié, Le système applique un taux forfaitaire de 4% sur les ventes brutes. Ce régime simplifié est particulièrement avantageux pour les opérateurs qui souhaitent éviter la complexité d'une comptabilité détaillée (Forbes Afrique lusophone).
En outre, le décret-loi 56/2024 a introduit l'obligation de déclarer les revenus provenant de plateformes numériques telles que Airbnb et Booking, ce qui garantit que les revenus générés par ces activités sont correctement taxés. Les entreprises qui ne respectent pas ces obligations s'exposent à des sanctions sévères, telles que des amendes et la suspension de leurs activités.
O Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est applicable aux entreprises qui dépassent le plafond de chiffre d'affaires annuel fixé par la législation cap-verdienne. Cette taxe est prélevée sur les services rendus, y compris les locations de courte durée. Toutefois, les entreprises qui relèvent du régime fiscal spécial unifié sont exonérées de la TVA, à condition qu'elles remplissent les critères d'éligibilité.
L'application de la TVA dans le secteur de l'hébergement touristique vise à garantir une concurrence loyale entre les opérateurs formels et informels en promouvant la transparence fiscale. Les entreprises qui opèrent sous le régime normal de la TVA doivent émettre des factures détaillées et tenir une comptabilité précise, comme l'exige la législation (Island Express).
O Droit de timbre Cette taxe est prélevée sur les contrats et les transactions liés à l'activité d'hébergement touristique, tels que les contrats de location et les accords avec les plateformes numériques. Cette taxe est calculée sur la base de la valeur du contrat ou de la transaction et doit être payée lors de la formalisation du document.
En outre, les entreprises opérant dans le secteur sont soumises aux règles suivantes Taxe de séjour, Cette taxe est perçue directement auprès des hôtes et est ensuite reversée au gouvernement. En 2022, le Cap-Vert a perçu 4,7 millions d'euros au titre de cette taxe, ce qui démontre son importance en tant que source de revenus pour le pays. Une bonne gestion de cette taxe est essentielle pour éviter les pénalités fiscales.
Les entreprises du secteur de l'hébergement touristique doivent respecter scrupuleusement leurs obligations en matière d'enregistrement et de déclaration fiscale. Il s'agit notamment de
Utilisation de la plate-forme Système de gestion de l'information touristique (SGIT), introduite par l'Institut du tourisme du Cap-Vert, facilite l'accomplissement de ces obligations en permettant l'enregistrement en ligne et la soumission de rapports fiscaux (Island Express).
Le non-respect des obligations fiscales peut entraîner des sanctions sévères, notamment
Ce cadre juridique et fiscal reflète l'engagement du Cap-Vert à promouvoir la formalisation du secteur de l'hébergement touristique, en garantissant une concurrence loyale et la protection des consommateurs.
Le décret-loi 56/2024 a apporté des changements significatifs au secteur de l'hébergement complémentaire au Cap-Vert, en encourageant la formalisation des activités de location touristique. L'enregistrement obligatoire en ligne et l'obtention d'une licence pour opérer légalement (Forbes Afrique lusophone) vise à attirer les investissements étrangers et nationaux en créant un environnement offrant une plus grande sécurité juridique aux opérateurs.
En s'alignant sur les pratiques internationales, le Cap-Vert devient plus compétitif sur le marché mondial du tourisme, ce qui encourage les investisseurs à explorer de nouvelles opportunités dans le secteur. La formalisation réduit l'informalité qui dominait auparavant le marché et garantit que les opérateurs contribuent à l'économie en payant des impôts et des taxes, tels que la taxe de séjour et l'impôt unique sur le revenu (IUR).
Cette approche favorise également la diversification de l'offre touristique, avec le développement de nouveaux types d'hébergement répondant aux exigences de qualité et de sécurité imposées par la nouvelle législation (Island Express).
La nouvelle législation établit des mécanismes pour protéger les consommateurs et garantir une concurrence loyale sur le marché du tourisme. L'inspection préalable obligatoire pour l'obtention des licences garantit que les logements répondent à des normes minimales de qualité et de sécurité. En outre, l'enregistrement obligatoire sur des plateformes numériques telles que Airbnb et Booking garantit une plus grande transparence et une plus grande fiabilité pour les touristes (Journal officiel).
La surveillance renforcée prévue par le décret-loi vise à lutter contre les pratiques déloyales, telles que l'exploitation de logements clandestins, et à garantir que tous les opérateurs respectent les mêmes règles. Cet environnement réglementaire plus équilibré profite à la fois aux consommateurs, qui ont accès à des services de meilleure qualité, et aux opérateurs formels, qui ne sont pas confrontés à la concurrence déloyale des entreprises informelles.
Le secteur de l'hébergement complémentaire, qui a connu une croissance importante ces dernières années, est une source importante de revenus pour l'économie capverdienne. En 2022, la taxe de séjour a généré 4,7 millions d'euros de recettes, un chiffre qui devrait augmenter avec la formalisation du secteur (Publituris Hotelaria).
En outre, la réglementation encourage la création d'emplois directs et indirects dans le secteur du tourisme, depuis les services d'entretien et de nettoyage jusqu'aux activités liées au transport et aux loisirs. La modernisation des procédures, comme l'utilisation des technologies numériques pour l'enregistrement et l'inspection, favorise également l'efficacité administrative et réduit les coûts de fonctionnement pour le gouvernement.
À long terme, l'impact économique de la réglementation se traduira par une augmentation du produit intérieur brut (PIB) du pays, grâce à la croissance durable du tourisme. Ce secteur, qui représente déjà une part importante de l'économie cap-verdienne, a le potentiel de devenir encore plus robuste avec la mise en œuvre des nouvelles règles.
Un autre impact important du nouveau régime juridique est l'incitation à la durabilité et au développement régional. La diversification de l'offre touristique, encouragée par la réglementation, stimule le tourisme dans les zones moins explorées, contribuant ainsi à une distribution plus équitable des bénéfices économiques sur l'ensemble du territoire national.
En outre, l'obligation de respecter les normes de construction et de sécurité, y compris l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, favorise des pratiques plus inclusives et durables. L'Institut du tourisme du Cap-Vert souligne également l'importance de la modernisation des systèmes de gestion de l'information touristique, qui utilisent les technologies numériques pour améliorer l'efficacité et la transparence du secteur (Island Express).
Malgré ses avantages, la mise en œuvre du décret-loi 56/2024 présente des défis importants pour les opérateurs informels, qui sont désormais contraints de s'adapter rapidement aux nouvelles exigences légales. La transition vers la formalité peut être coûteuse, en particulier pour les petits propriétaires qui dépendent des locations touristiques comme principale source de revenus.
Les coûts associés à l'obtention d'une licence, à l'inspection et au respect des normes de sécurité peuvent constituer un obstacle initial pour de nombreux opérateurs. Toutefois, le gouvernement du Cap-Vert a encouragé des initiatives visant à soutenir la transition, telles que la simplification du processus d'enregistrement et l'offre d'incitations fiscales aux opérateurs qui se formalisent dans les délais impartis.
D'autre part, des inspections strictes et des sanctions sévères en cas de non-respect, telles que des amendes et la suspension des activités, renforcent la nécessité de se conformer à la réglementation. La collaboration entre les secteurs public et privé sera essentielle pour relever ces défis et garantir le succès de la nouvelle réglementation.
Le décret-loi 56/2024 a entraîné une transformation significative du secteur de la location touristique au Cap-Vert, en établissant un cadre juridique et fiscal solide qui favorise la formalisation et la durabilité de l'activité. L'octroi obligatoire de licences, l'enregistrement en ligne et le respect de normes strictes en matière de santé, de sécurité et de qualité visent à lutter contre l'informalité, à garantir la protection des consommateurs et à créer les conditions d'une concurrence loyale entre les opérateurs. Ce cadre juridique encourage également la diversification de l'offre touristique et l'attraction des investissements, positionnant le Cap-Vert comme une destination compétitive sur le marché mondial.
Dans le domaine fiscal, l'introduction de régimes tels que le Régime fiscal spécial unifié et l'imposition des revenus provenant des plateformes numériques, telles que Airbnb e Réservation, Cela garantit une plus grande transparence et contribue à l'augmentation des recettes publiques. L'application de taxes telles que Impôt unique sur le revenu (IUR), o TVA et Taxe de séjour renforce l'engagement du gouvernement à formaliser le secteur et à en redistribuer les bénéfices économiques. Cependant, la transition vers la formalité présente des défis, en particulier pour les petits opérateurs, qui doivent faire face à des coûts initiaux élevés et à la nécessité de s'adapter à de nouvelles exigences.
La mise en œuvre de ce régime juridique représente une étape stratégique vers la croissance durable du tourisme au Cap-Vert, avec des impacts positifs sur le produit intérieur brut (PIB), la création d'emplois et le développement régional. Toutefois, pour garantir le succès de cette initiative, la collaboration entre les secteurs public et privé sera essentielle, de même que la fourniture d'une assistance technique et d'incitations fiscales pour permettre aux opérateurs de s'adapter plus facilement aux nouvelles règles. Ce modèle réglementaire renforce non seulement le secteur du tourisme, mais contribue également à la modernisation et à la compétitivité de l'économie capverdienne à long terme.