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O Régime spécial pour les micro et petites entreprises (REMPE), approuvé par Loi n° 70/VIII/2014, du 26 août, est une étape fondamentale de la politique économique du Cap-Vert. Son objectif principal est de promouvoir la compétitivité, la productivité et, surtout, le développement économique du pays. formalisation et le développement des micro et petites entreprises (MPE) capverdiennes.
Ce régime met en place un système fiscal simplifié, soustrayant les TPE aux complexités des régimes normaux de l'impôt unique sur le revenu (IUR/IRPC) et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), en remplaçant les taxes multiples par une taxe unique et peu coûteuse. Le REMPE est donc un instrument juridico-fiscal conçu pour réduire les barrières à l'entrée et à la sortie. conformité et la promotion de l'entreprenariat formel dans l'archipel.
L'adhésion au REMPE est volontaire (pour les entreprises qui remplissent les conditions) et dépend strictement du chiffre d'affaires annuel brut et du nombre d'employés de l'unité commerciale.
La loi 70/VIII/2014 établit des limites claires pour la classification :
Les sociétés dont le capital est détenu par une personne physique qui est déjà associée dans une autre société qui n'est pas qualifiée d'EPM ne peuvent pas être incluses dans le régime spécial.
Le grand avantage fiscal du REMPE se matérialise dans les Taxe spéciale unifiée (TEU), Il remplace l'impôt unique sur le revenu (IUR/IRPC), la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et le droit de timbre (entre autres).
Sa structure de calcul est remarquablement simple :
Cette simplification fiscale, qui porte sur les revenus et non sur le bénéfice imposable (comme dans le système de comptabilité organisée), garantit la prévisibilité et réduit considérablement la nécessité d'une planification fiscale complexe.
La nature particulière du REMPE implique une simplification notable des tâches auxiliaires, réduisant les coûts de l'administration et de l'administration. conformité administratif et comptable.
Entreprises incluses dans le REMPE ne sont pas obligés de tenir une comptabilité organisée dans le cadre du Système de Normalisation Comptable et Financière (SNCRF). Par conséquent, ces entreprises ne sont pas non plus obligées de faire appel à un expert-comptable (TOC) pour enregistrer et certifier leurs informations financières. Il s'agit d'une incitation majeure pour les micro-entrepreneurs, qui peuvent ainsi s'affranchir des coûts fixes liés à la comptabilité formelle.
L'exemption de la comptabilité organisée n'annule cependant pas l'obligation d'enregistrer les documents et de respecter les obligations fiscales périodiques. Les TPE doivent :
Les paiements trimestriels doivent être accompagnés de registres des ventes et des achats, ce qui permet d'assurer un suivi de base de l'activité économique, même en l'absence d'une comptabilité organisée.
La plus grande complexité du REMPE réside dans son impact sur les transactions Commerce interentreprises (B2B), résultant du remplacement de la TVA par le TUE. Il s'agit de la coût fiscal de la simplification et le principal facteur à prendre en compte pour décider d'adhérer ou non au régime.
Les entreprises incluses dans le REMPE sont exclus du droit à déduction de la TVA payée sur leurs achats. TVA de 15% (taux normal) payée sur entrées (matières premières, services, équipements) cesse d'être un impôt neutre et devient un impôt neutre. coût final pour la MEP.
Pour les micro-entreprises dont les investissements en capital (immobilisations) sont élevés ou dont les dépenses d'exploitation sont à forte intensité de TVA, cette perte de neutralité peut annuler le bénéfice du taux 4% EVP, rendant le régime de la comptabilité organisée plus avantageux, puisqu'il permet de déduire toutes les dépenses d'exploitation, y compris la TVA.
La conséquence la plus importante pour le marché B2B est que les factures émises par les entreprises REMPE ne donnent pas à l'acquéreur le droit de déduire la TVA.
Cette règle découle du fait que le TUE (4%) remplace la TVA (15%). Les factures émises par le MPE doivent comporter la mention «Taxe spéciale unifiée».
REMPE, créé par Loi n° 70/VIII/2014, est un régime de simplification fiscale très utile pour la formalisation des micro et petites entreprises. Son taux d'imposition faible et unifié (4% sur le chiffre d'affaires) et l'absence de comptabilité organisée sont des facteurs déterminants pour la réduction des coûts de l'entreprise. conformité.
La décision d'opter pour le REMPE (au détriment du régime de la comptabilité organisée et de l'IRPC/IVA) doit s'appuyer sur la matrice des risques fiscaux suivante :
Les entrepreneurs du REMPE doivent respecter scrupuleusement leurs obligations accessoires afin de garantir leur maintien dans le régime. :
L'optimisation fiscale au Cap-Vert commence par le choix d'un cadre d'entreprise approprié. Pour les TPE, le REMPE est un havre de simplification, mais son adoption nécessite l'acceptation du coût de la TVA non déductible, tant pour l'entrepreneur lui-même que pour ses partenaires commerciaux.
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